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Un an après la création de l’entreprise

[Vous entamez la lecture d’un article concernant la boutique des boîtes qui a désormais fermé ses portes.]

Un an tout pile que la boutique a été créée. Il y a quelques semaines, j’ai attaqué un stage de fin d’études qui me prend beaucoup de temps. La production s’est ralentie et les ventes ont fait de même. Ce premier anniversaire est l’occasion de dresser un premier bilan de l’aventure.

Un an après, cent-vingt-sept boîtes produites

En douze mois, l’entreprise des boîtes a fabriqué cent-vingt-sept boîtes dont la quasi-totalité auront été vendues à travers la France entière. Certaines (un peu trop) sont ratées et patientent tranquillement dans les étagères de l’atelier. Une nouvelle collection est prête à sortir, un jour.

Des projets farfelus

En plus des boîtes produites en série et livrées à des particuliers, l’entreprise a répondu à plusieurs demandes sur-mesure et souvent atypiques. J’ai fabriqué des boîtes pour une salle de sport, conçu une énorme caisse à livres qui a été exposée à la Gare Saint-Sauveur, travaillé autour d’une boîte à appareils photos pour l’Aéronef et longuement turbiné pour le projet Patelin 2.0, avec ses grandes lettres en bois et autres panneaux indicateurs. Quelques belles heures ont aussi été passées autour de cinq petites boîtes qui devaient accueillir un potager miniature dans des sacs en toile de jute, sans que le fond de la boîte moisisse trop vite. Autant d’aventures et de rencontres vraiment enrichissantes et bien souvent un peu stressantes quand même : fallait bien livrer le produit, en temps et en heure.

Trois-quatre belles déceptions

Lancer une petite entreprise conduit aussi à rencontrer quelques joyeuses difficultés. J’ai eu affaire à des clients peu pressés de payer et été obligé de passer bien trop de temps au téléphone, sur mes mails et sur le site de La Poste à rédiger des recommandés. Du coup, hop, les projets sur-mesure sont désormais réglés impérativement avant que la fabrication ne débute. Dommage, franchement.

Un peu d’argent gagné (mais pas beaucoup)

Mine de rien, créer une boîte, ça coûte cher. Les bénéfices réels de l’aventure sur la première année sont proches du néant. Entre l’achat du matériel, des consommables, les différentes taxes à payer et autres frais incompressibles, je n’ai pas gagné beaucoup d’argent. Vous saviez par exemple que le petit cadenas symbolisant le certificat SSL qui s’affiche en haut de cette page coûte une petite centaine d’euros, chaque année ? Pour être franc, j’ai réussi à rembourser l’ensemble des investissements (machines, site, consommables) et à dégager une marge de l’ordre de 700 euros nets sur l’année.

Des énormes coups de main

Et ouép, franchement, sans, ça n’aurait pas été possible. Petite pensée pour mes deux colocataires Samuel et Héloïse qui ont supporté les 120 db de la défonceuse et les joyeuses vapeurs de vernis. Puis aussi aux copains qui m’ont aidé pour la page Facebook de la boîte et surtout surtout à Clém qui m’a filé mille coups de main, entre les 320 kilos de lest à charger dans le camion et les dizaines de boîtes à poncer.

Plein de trucs appris et on continue

En un an, j’ai appris plein de choses, des nouvelles méthodes de travail, des techniques de travail du bois, à utiliser des machines un peu compliquées (dont la découpeuse laser du fablab de Moulins) et à faire tourner une boutique en ligne, une facturation, des transactions bancaires, à récupérer des impayés, à entretenir une petite page Facebook au quotidien. Bref, même si l’aventure est un petit peu ralentie ces temps-ci, la route est devant nous : je travaille ces jours-ci à la création de grandes boîtes pour étagères et à la sortie d’une nouvelle collection.

À tout vite,

Pierre.